GEORGES LAUTNER ET MICHEL AUDIARD
Michel Audiard

Michel Audiard est né le 15 mai 1920, au numéro 2 de la rue Brézin, dans le 14e arrondissement de Paris. Ce futur Maître majuscule des mots
est élevé par son parrain. Il ne va pas être un captivé des études, un Certificat d'Etudes Primaire et un CAP de soudeur à l'autogène. Passionné très tôt de littérature et de cinéma, il se forge
lui-même une solide culture. Ses auteurs favoris : Rimbaud, Proust et Céline. Il va également
découvrir les fabuleux dialogues de Henri Jeanson (La minute de Vérité, Marie Octobre, Fanfan la Tulipe, Entrée des Artistes...) et de Jacques
Prévert (Quai des Brumes et ce célèbre échange
entre Michèle Morgan et Jean Gabin : - « t'as d'beaux yeux tu sais » - « Alors embrassez-moi ! » Drôles de Drame avec ce dialogue qu'il sert à Louis Jouvet
: « Moi j'ai dit bizarre ? Comme c'est bizarre ».
Michel Audiard
est aussi un passionné de bicyclette (quant on partait de bons matins), il traîne du côté du Vélodrome d'hiver
où il va rencontrer André Pousse qu'il poussera plus tard à entrer dans le métier
d'acteur. Il va penser un temps à faire carrière dans le vélo, mais il va y renoncer préférant descendre les côtes que de les monter (je déconne).
Au lendemain de la guerre, il va faire un bon nombre de métier, notamment livreur de journaux, ce qui va lui permettre de côtoyer le milieu journalistique. C'est le réalisateur
André Hunebelle spécialisé dans les films de cap et d'épée qui en
1949 va le faire entrer dans le monde du cinéma. Sa plume va alors faire couler beaucoup d'encre et, en 1955, c'est la rencontre avec Jean Gabin auquel il va proposer Gas-oil, ainsi va commencer une collaboration de sept ans et seize films, dont plusieurs grands succès
(Les Grandes Familles, Les Vieux de la vieille, Le Baron de l'écluse, Un singe en hiver.
Michel Audiard devient très vite un scénariste populaire, ce qui est loin de plaire à la Nouvelle vague pour lesquels il symbolise le
« cinéma de papa" ». En 1963, après s'être un peu beaucoup passionnément à la folie pas du tout fâché avec Jean Gabin, il écrit pour Jean-Paul Belmondo (100 000 dollars au soleil d'Henri
Verneuil) et toute une équipe d'immenses acteurs
et quels acteurs : Lino Ventura, Francis Blanche, Bernard Blier, Jean Lefebvre...
Savait-il au
moment de le dialoguer, que Les Tontons flingueurs de Georges Lautner allait devenir un film culte plus de six millions de téléspectateur lors de sa dernière et énième diffusion en janvier 2008 sur
France 2 !
En 1967, il retrouve Jean Gabin ne pour un nouveau film de Georges Lautner Le Pacha.
En 1966, il va faire son cinéma en entamant une carrière de réalisateur et tourne des films dont les titres vont être parmi les plus loooooooongs du cinéma Français (Elle boit pas, elle fume pas,
elle drague pas, mais... elle cause, Faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages).
Après huit films et un documentaire, dont les succès restent médiocres, il revient à sa véritable vocation le D I A L O G U E..
Le 19 janvier 1975, alors qu'il travaille avec le réalisateur Philippe de Broca au scénario de L'Incorrigible, il est très cruellement frappé par le destin avec la mort de son fils François, tué dans un
accident de voiture. Il va en conserver une profonde et immense blessure et, sa tristesse va donner à son œuvre une tonalité plus sombre (Garde à vue et Mortelle randonnée de
Claude
Miller), même s'il continue par ailleurs à
participer à de gros succès populaires (Le Grand Escogriffe, Tendre poulet, Le Guignolo, Le Professionnel, Canicule).
En 1978, il publie un roman en partie autobiographique La nuit, le jour,
et toutes les autres nuits, pour lequel il recevra le prix des Quatre jurys. Il obtient enfin la reconnaissance de ses pairs en remportant le César du meilleur scénario en 1982 pour Garde à
vue.
Georges Lautner meurt le 28 juillet 1985 dans sa maison de Dourdan.
Voici quelques uns de ses dialogues, si vous aimez Michel Audiard, essayez de retrouver le film qui s'y rattache :
-1- Les cons ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît
-2- Un pigeon, c'est plus con qu'un dauphin, d'accord... mais ça vole
-3- Quand on mettra les cons sur orbite, t’as pas fini de tourner !
-4- Dans la vie on partage toujours les emmerdes, jamais le pognon
-5- Quand les types de 130 kilos disent certaines choses, les types de 60 kilos les écoutent
-6- Quand un homme a un bec de canard, des ailes de canard et des pattes de canards : c'est un canard. C'est vrai aussi pour les petits merdeux
-7- Dans la vie, il faut être gentil avec les femmes ; même avec la sienne
-8- Un intellectuel assis, va moins loin qu’un con qui marche.
-9- Quand on mettra les cons sur orbite, t'as pas fini de tourner.
-10- C’est avec les bonnes bourgeoise qu’on fait les meilleures grues
-11- Conduire dans Paris, c'est une question de vocabulaire
-12- Il vaut mieux s'en aller la tête basse que les pieds devant
-13- C'est le sort des familles désunies de se rencontrer uniquement aux enterrements
-14- On n'emmène pas de saucisses quand on va à Francfort
(Réponse en bas de page)
La solution
-1 Les Tontons Flingueurs
-2 Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages
-3 Le Pacha
-4 100 000 Dollars au Soleil
-5 100 000 Dollars au Soleil
-6 Les Vieux de la Vieille
-7 Série Noire
-8 Un Taxi pour Tobrouk
-9 Le Pacha
-10 Le Désordre et la Nuit
-11 Mannequins de Paris
-12 Archimède le Clochard
-13 Les Barbouzes
-14 Le Pacha




